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  • Comment Zino Davidoff est-il devenu Zino Davidoff ?

    Archive photo of Zino Davidoff, founder of Davidoff cigars brand

    L’histoire du légendaire aficionado.

    L’histoire commence à Kyiv en 1906, où Zino Davidoff est né. Zino était naturellement prédestiné à travailler dans l’industrie du tabac ; son père (Henri) était passionné, et l’odeur du tabac était omniprésente dans la maison.

    En raison des luttes politiques, la famille Davidoff dut quitter le pays en 1911, choisissant Genève, en Suisse, où le père Davidoff ouvrit une petite boutique de tabac rue du Marché à Genève.
    Davidoff Genève était née !

    Après ses études à Genève, Zino ne choisit pas la voie facile.
    En 1925, sans argent, il quitta Genève pour découvrir l’Amérique du Sud et Cuba, suivant sa passion pour les cigares.
    Là-bas, il découvrit la culture du cigare et le commerce du tabac. Après cinq ans passés à travailler en Argentine, au Brésil et à Cuba, il rentra chez lui.

    Selon ses propres mots, cette période fut « une découverte, une merveille ».
    Il apprit tout sur la culture, le stockage et l’exploitation de l’incomparable « Puro » cubain.
    Il noua également de solides relations à Cuba, qui se révélèrent très utiles plus tard…

    Les cigares cubains à Genève

    En 1930, il revint dans la boutique de son père à Genève. Une boutique qui manquait… de cigares. Mais il savait que le climat suisse était fondamentalement différent du climat cubain, ce qui posait problème pour la conservation des cigares.

    C’est alors que Zino Davidoff inventa le premier humidor de bureau, lui permettant de stocker et vendre des cigares cubains avec une conservation bien meilleure que ce qui était disponible sur le marché à l’époque.
    Dans les années qui suivirent, la boutique Davidoff gagna une solide réputation, notamment grâce à l’importation de cigares cubains, et fut bientôt reconnue comme la première adresse mondiale pour les amateurs de cigares de La Havane.

    Grâce à ses bonnes relations avec les Cubains, il eut la possibilité d’acheter tout le stock de SEITA au début de la guerre en 1939.
    SEITA était le seul distributeur cubain en France, et voyant la menace d’occupation, les Cubains voulaient sauver les 2 millions de cigares présents en France.
    Une opportunité en or qui fit de Davidoff le seul fournisseur de cigares de La Havane pendant la guerre.

    Les chefs-d’œuvre Davidoff

    Avec cette grande réputation désormais acquise en Europe, Zino Davidoff travailla avec les Cubains et lança une production exclusive pour lui et ses clients.

    Inspirée par les vins français « Grand Cru » comme le Château Latour ou le Château Lafite, la nouvelle série devint rapidement l’un des nombreux chefs-d’œuvre Davidoff.
    Cette idée originale de Zino Davidoff, soutenue par les Cubains, fut un véritable coup de génie !

    L’aura glamour de la marque Davidoff fut sublimée et la marque devint synonyme d’épicurisme, de bonne vie et de haut statut social, particulièrement en Europe.

    En reconnaissance de ses grands services, ses partenaires cubains lui offrirent de produire sa propre ligne en 1970.
    Ce fut le moment de la naissance des célèbres « Davidoff No. 1 », « Davidoff No. 2 » et « Ambassadrice ». En 1989, la relation avec Cuba se rompit, et les cigares Davidoff furent alors approvisionnés depuis la République dominicaine. Mais ceci est une autre histoire !

    Le 14 janvier 1994, Zino Davidoff s’éteignit à Genève à l’âge de 88 ans, laissant une devise aux connaisseurs du cigare du monde entier : « Fumez moins, mais mieux et plus longtemps. Faites-en un culte, voire une philosophie !»