0

Votre panier est vide

cut
  • light
  • smoke
  • carry
  • When New-Yorkers used to roll cigars at home!

    Filthy Tenement House Cigar Factories

    La « Grosse Pomme » était autrefois une capitale du cigares

    Entre 1880 et 1920, on disait qu’un cigare américain sur trois était fabriqué à New York. Et à cette époque, New York produisait dix fois plus de cigares que La Havane, à Cuba !

    New York était le centre national de la fabrication de cigares pour deux raisons principales :
    • La ville était un hub du commerce du tabac, tant importé que domestique.
    • La ville accueillait de nombreux immigrants qui apportaient avec eux leur savoir-faire en roulage de cigares !

    Avant et au début de cette période, les cigares étaient fabriqués uniquement à la main, et les fabricants louaient des appartements qu’ils transformaient en usines.
    Mais cela changea rapidement avec l’arrivée de la mécanisation du cigare en 1883. Pour gagner plus d’argent, toute la famille pouvait travailler sous la direction du rouleur expérimenté, simplement à domicile.
    La femme, les enfants et le reste de la famille travaillaient sous la supervision du rouleur, souvent responsable de l’étape de l’emballage et de la supervision générale.
    Cela permettait aux fabricants d’économiser de l’argent tout en augmentant les revenus des employés.



    Plus de 1800 ateliers de roulage en appartement !

    Les rouleurs qualifiés avaient une grande fierté dans leur travail, et il était rare qu’ils se présentent mal habillés au travail.
    De nombreuses familles embauchaient même des lecteurs dans les usines, suivant la tradition cubaine apportée par les ouvriers immigrants.
    Rien qu’à Midtown et dans le Lower Manhattan, il pouvait y avoir plus de 1800 « usines-appartements » de cigares !

    Fabricants de cigares à New York, 1890. Photo de Jacob Riis.

    Pour démocratiser et justifier l’automatisation des cigares, par opposition au cigare traditionnel roulé à la main, les fabricants durent faire preuve de créativité. Pour justifier cette transition sans révéler les importantes économies réalisées, ils lancèrent la « campagne de la salive », prétendant que les cigares roulés à la main utilisaient de la salive pour coller l’extrémité, tandis que les machines garantissaient une meilleure hygiène… Pas convaincu ? Moi non plus.



    La mécanisation entre en scène

    Avec la Grande Dépression (1929), il devint de plus en plus difficile pour les fabricants de cigares de gagner leur vie, et beaucoup se tournèrent vers d’autres métiers.
    La décennie suivante vit le déclin de l’industrie, avec la mécanisation et les importations étrangères bon marché.
    Les petites boutiques fermèrent peu à peu, marquant la fin des New-Yorkais roulant leurs cigares à la maison.